Activités du Spéléo-Club de Chablis

Quelques activités, parmi tant d'autres, du Spéléo-Club de Chablis.
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A la pêche au trou

Article publié par B. BOUCHARD le lundi 21 mai 2018.

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Avec un genou en vrac, et question de ne pas rester enfermé par ce beau soleil, il fallait trouver une destination qui ne nécessitait pas trop de marche. En février 2008, nous avions été voir «Le Gourd» avec Pascal et toute sa petite famille, près de Sainpuits. Il s'agit d'une sorte de mare, située à proximité d'une petite route, que nous avait indiquée une habitante du coin, et qui laissait apparaître un beau trou bleu qui ne demandait qu'à être sondé.
Nous partons donc au cœur de la Puisaye, avec une canne à pêche, de la ficelle et un morceau de plomb pour sonder cet abîme noyé qui nous avait intrigué. La végétation a bien poussé autour et les herbes sont hautes. Les arbustes nous obligent à trouver un coin dégagé pour réussir le lancer de notre sonde. Nous nous y prenons à plusieurs reprises pour viser l'endroit où se cache le trou, c'est-à-dire là où il n'y a pas de végétation aquatique qui pousse. Rien à faire, ça ne prend pas : la sonde s'enfonce que de 2 m au mieux : il n'y a donc pas de vide caché sous l'eau (on se demande bien ce qu'il aurait fait là, par ailleurs) !
Nous repartons donc un peu déçu. Au retour, nous nous arrêtons à Lainsecq, donner le bonjour au père Girod qui nous avait indiqué le Puits de Champmartin, visité en 2011. Il est en train de récupérer le miel de ses abeilles et de le mettre en pot. Nous repartons avec un pot d'un kilo. Finalement, la pêche au trou n'a pas été si mauvaise que ça ; nous ne rentrons pas bredouille...

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Coloration gouffre des Tillots (gouffre des Haies)

Article publié par B. BOUCHARD le lundi 14 mai 2018.

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Nous nous retrouvons tous les 8 à Massangis à 9h00, au bord du champ où s'ouvre le gouffre des Tillots (ou gouffre des Haies). Sur place, sont également présents Pierre Loué du bureau d'études Science-Environnement, la présidente du SMAEP et un autre élu. Ce dernier a apporté une citerne avec 6000 litres d'eau, déjà positionnée au bord du gouffre.
Nous nous équipons et transvasons le colorant (éosine) dans 8 bidons de 5 litres. La citerne s'accompagne de 20 m de tuyaux semi-rigides, auxquels viennent s'ajouter les tuyaux souples apportés par le club.
Alain et Thierry descendent le tuyau souple jusqu'au fond (vers -25 m de profondeur) en rééquipant certains passages. Pierre Loué et Bruno s'installent au fond du gouffre, Alain, Thierry, Loïc, Mélanie et Pascal se positionnent dans les différents points de la cavité et Didier et Fredy sont en surface. La navette pour faire descendre les bidons commencent vers 10h00. Ils sont ensuite vidés 1 par 1 dans la fissure du fond puis remontés en surface. A 10h24, le robinet est ouvert et l'eau descend rapidement dans les tuyaux qu'il faut manœuvrer pour éviter que des plis se forment. L'eau disparaît instantanément à travers les éboulis en emportant le colorant. A 10h31, la première cuve de 3000 litres est vidée ; à 10h39, la seconde cuve est vidée. L'eau se sera écoulée durant 13 mn, soit un débit d'environ 460 l/mn.
Nous remontons l'ensemble du matériel. A l'extérieur, M. Terrier qui avait indiqué ce gouffre au début des années 2000 (et dont l'accès a fait l'objet d'un aménagement), nous a rejoint et nous offre un verre de ratafia.
Il nous faut ensuite ranger en protégeant au mieux le matériel qui a été en contact avec le colorant pour éviter toute contamination des lieux de mesures. Le bureau d'études a placé des capteurs le long du Serein, sur l'ensemble des sources entre L'Isle-sur-Serein et Noyers-sur-Serein. Nous revoyons donc notre programme de balade/prospection de l'après-midi que nous avions envisagé le long de la rivière en amont de Noyers.
Après un pique-nique au bord du Serein en aval de Noyers, nous partons visiter une carrière près de Bierry, puis nous allons à Massangis pour tenter de repérer l'entrée de la Malpierre, aujourd'hui enfouie sous des blocs. Enfin, nous terminons la journée autour d'un verre à Noyers.
Il reste à attendre les résultats de cette expérience de traçage. Du colorant est également déversé dans deux autres points du massif. Les capteurs seront relevés durant 1 mois.

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