Actualité

Quelques activités, parmi tant d'autres, du Spéléo-Club de Chablis.
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Baume à Bélard (Jura)

Article publié par L. OFFREDO le mardi 09 mars 2010.

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Pour ce week-end de spéléo hivernale organisé à l'initiative de Jérôme, nous avons pris nos quartiers dans un super gîte à Gillois le vendredi 5.

Le samedi, direction Arsure-Arsurette pour explorer la Baume à Bélard. Après une marche d'approche dans la neige, nous arrivons à l'entrée de la cavité, située au bord de la route forestière enneigée.

La cote de -120 est rapidement atteinte, ensuite, il y a une bifurcation possible entre l'ancien (-166m) et le nouveau réseau (-305m), nous avions prévu de visiter le nouveau réseau, mais dans la précipitation, nous nous sommes engouffrés dans l'ancien !

Celui-ci est constitué de méandres étroits, souvent désobstrués avec une roche particulièrement abrasive.
Le fond est atteint vers 17H00, puis notre équipe fait demi-tour.

A noter que sur le parking de départ vers la Baume, nous avons noté la présence de véhicules de spéléo Dijonnais

Le Dimanche, nous faisons une randonnée de 3H00 AR jusqu'à la Source de l'Ain, en fait une résurgence haute de la source, qui impressionne par son volume.
A noter que celle-ci était à l'étiage l'été 2009, et que l'on pouvait descendre dans la résurgence (cf. photo du propriétaire du Gîte qui a visité cette "entrée de trou" l'été dernier avec ses enfants).

En voyant cette belle source active, nous n'avons pas résisté à l'envie de mettre en pratique les techniques apprises lors du stage d'Hydrologie de novembre dernier.
Nous avons donc réalisé une estimation de débit dans un canal.
1. Choix d'un tronçon à peu près homogène
2. Mesure de la largeur de la rivière au cordeau : 11m
3. Mesure de la profondeur en 2 points (au 2/3 de la largeur) : 0,45 m en moyenne
4. Mesure du temps de parcours d'un bout de bois sur toute la longueur du tronçon étudié (13 m)
T1 = 26 s, T2=24 s, T3=24 s --> Temps moyen retenu = 25 s
5. Calcul de la vitesse moyenne de l'eau : V = 0.8x13/25=0.416m/s
6. Calcul du débit estimé : Q = VxS = 0.416x11x0.45= 2.06m3/s

Le débit estimé est donc de l'ordre de 2m3/s

Par ailleurs, la température de l'eau a été mesurée à 7,4 °c et le Taux de particules dissoutes à 394 ppm

Participants : Jérôme, Florence, Nico, Benoit, Loïc

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Combe Aux Pretres

Article publié par B. BOUCHARD le mercredi 03 mars 2010.
Sortie à la Combe aux Prêtres rondement menée, avec de l'initiation sur corde pour Pierre, Valentine, Lionel et également Emmanuel et Mathieu (deux Aubois).
Nous sommes rentrés dans la cavité à partir de 11 h 00 par l'entrée historique, casse croûte en bas des puits et ensuite le groupe a cheminé vers la rivière.
Il y avait beaucoup d'eau dans la rivière, et afin d'atteindre la chatière, nous avons utilisé une corde tous le long de la rivière. Valentine a parcourue la rivière sur le dos de son père.
Après avoir passé la chatière, nous avons été bloqués au lac de glaise par le niveau d'eau. Nous avons fait demi-tour en passant rapidement par la galerie Nord. Nous sommes sortis vers 18 h 00. L'ensemble des participants semblait être satisfait de la sortie.

Merci aux Rhinolophes (spéléo dijonnais) pour avoir équipé la cavité.

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Canyon hivernal dans l'Ain

Article publié par L. OFFREDO le dimanche 28 février 2010.

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Par un beau (mais froid) dimanche de février, rendez-vous était donné par Jean-Jacques à Artemare dans l'Ain. Nous étions 11 participants, 5 Argilons et 6 Chablisiens pour cette journée canyon.

Le matin, nous avons découvert le canyon de « la Brize », à Poisieu, connu pour son fameux « Pain de Sucre », une impressionnante concrétion.
Il y avait encore beaucoup de neige sur le plateau et sur les rives du canyon, mais la fonte des neige avait du débuter, car le débit d'eau de la Brize était relativement important.
La température de l'eau a été mesurée à 4,5°C au départ. Nous avons donc parcouru les 800 m de développement et les 140m de dénivelé en 2H00, en prenant soin de ne pas se mettre dans le lit du torrent étant donné le fort débit.

Le midi, nous avons picniqué vers la cascade de Cerveyrieu, qui débouche en pleine falaise et dont le débit se jette de plus de 50m de haut jusqu'en contrebas, à Artemare.

L'après-midi, nous avons parcourus le canyon fossile de Cerverieu, qui est parallèle à l'actif.
Il est caractérisé par un très beau et impressionnant puit de 40 m, plein pot, avec une vue panoramique fabuleuse sur la plaine.
Nous nous sommes séparés après un bon café chaud à 17H00, avec le sentiment d'avoir passé une excellente journée.

Un grand merci à Jean-Jacques pour l'organisation de cette journée découverte du canyoning hivernal très sympathique.

Montage vidéo réalisé par Eric :
http://www.youtube.com/watch?v=e1MPg3_ysz0

Participants :
Argilons : Jean-Jacques, son épouse Dominique , Anne-Laure, Patrick, Dominique,
Spéléo Club de Chablis : Jérôme, Florence, Alain, Eric, Samuel, Loïc

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Spéléo dans l'Ain

Article publié par B. BOUCHARD le mardi 23 février 2010.

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Vendredi soir, Florence, Jérôme, Alain, Eric et Loïc se retrouvent tous retrouvés dans un gîte à Ordonnaz.

Samedi, nous décollons à 9H45 direction Lompnas. Les véhicules sont laissés en bas du chemin forestier, car ce dernier est recouvert d'une bonne couche de neige.

Après une vingtaine de minutes de marche, l'entrée de la grotte Moïlda (gratte moi le dos !) est atteinte, nous nous enfonçons dans la neige jusqu'au genoux dans une neige immaculée.

Jérôme entre dans la cavité à 11H30 et équipe hors crue jusqu'au fond.
A noter que nous n'avons pratiquement pas vu d'eau. La cote de -220 m est atteinte vers 17H00, puis nous remontons tranquillement à la surface.
Alain et Loïc déséquipent et sortent vers 21H00.

La redescente aux véhicules, de nuit dans la neige, est très belle.

En conclusion, une belle cavité à faire.

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Puits artificiel dans le Loiret

Article publié par A. GUILLON le lundi 08 mars 2010.

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Toujours en quête d'une éventuelle rivière souterraine, nous nous sommes rendus à Douchy, dans le Loiret, où un propriétaire nous avait signalé qu'il percevait des mouvements d'eau en surface dans le puits s'ouvrant à quelques mètres de son nouveau domicile. Nous sommes accueillis fort sympathiquement par les maîtres des lieux.
Nous équipons sur le tambour en place, qui présente une résistance mécanique suffisante.
Une fois la margelle passée, le puits, d'un diamètre d'environ 1 mètre, est entièrement paré de gros silex gris sombre calés, ceci jusqu'à la cote – 28,50 m sous le niveau du sol, où les rognons de silex laissent la place à une paroi de craie grise. Ce type de puits est assez courant dans cette région où le terrain crayeux regorge de silex. Leur utilisation permet d'éviter l'usage de briques fort coûteuses. Pour le puisatier, ce devait être un art difficile que de caler ces pierres irrégulières pour obtenir un parement stable et relativement régulier. Pour le spéléologue, la visite est toujours angoissante quand on sait que le décollement d'un élément peut déstabiliser ceux qui reposent dessus. L'ensemble ne demandant qu'à choir à la première maladresse, il faut donc descendre avec précaution en vérifiant la stabilité des parois.
Le niveau de l'eau est atteint à la cote – 30,35 m sous le niveau du sol. La profondeur de l'eau est sondée au fil à plomb sur environ 7 mètres.
Déception : pas de turbulence, et l'eau, légèrement trouble et grisâtre, ne permet pas de distinguer une quelconque galerie noyée.
Des suintements sont observés sur les parois. Peut-être expliquent-ils l'impression de mouvement d'eau perçue depuis l'extérieur.
Détail amusant, contrairement à un tube de briques ou de béton, il fut impossible de communiquer oralement entre la surface et le spéléologue sur corde, les parois absorbant de nombreuses fréquences sonores. Par exemple, le message « tout va bien ! » est entendu « hi…hi…hi ! ».
Nous n'avons rien trouvé de spéléologiquement pénétrable, mais nous sommes heureux d'avoir rencontré des propriétaires curieux et soucieux du monde souterrain, et nous avons un peu augmenté notre connaissance du sous-sol de ce secteur.
L'exploration de la belle rivière souterraine sera peut-être pour la prochaine fois.

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