22avril2026
Mines de fluorine dans le Morvan
Article publié par B. BOUCHARD le samedi 25 avril 2026.Grand soleil pour plusieurs jours ! Nous décidons de partir 2 jours dans le Morvan à la recherche des mines de fluorine qui ont été exploitées durant plus d'un siècle au nord d'Autun. Quelques heures passées sur Internet ont permis de délimiter notre première zone de prospection.
Nous arrivons en fin de matinée à Maine. Ça commence assez mal : la carrière que nous voulions voir est, aujourd'hui, occupée par un champ de panneaux photovoltaïques. Nous continuons plus loin, le long d'un chemin où les ronces cachent d'anciennes carrières d'extraction de fluorine. Dans l'une d'elle, se trouve un premier trou. Il faut s'équiper pour le descendre, mais, ne paraissant pas très prometteurs, nous laissons tomber.
Nous prolongeons notre petite excursion jusqu'à une mine, pointée comme grotte sur la carte IGN. C'est un petit couloir long d'une cinquantaine de mètres. Un petit filon de fluorine y a été suivi, mais il est assez pauvre..
Nous abandonnons le secteur pour partir vers La Petite Verrière où plusieurs filons importants ont fait l'objet de grosses extractions. Comme il est tard, nous cherchons un coin pour dormir au milieu des bois.
Réveil, petit déjeuner, rangement et nous voilà repartis vers deux nouvelles mines, également indiquées sur la carte IGN. Perdues dans des bois, au milieu des fourrés, il nous faudra tracer notre chemin à travers les ronces pour l'atteindre. Un premier couloir se visite dans trop de difficulté jusqu'à une petite vasque d'eau où il faut se mouiller les pieds. A quelques mètres de l'entrée de cette mine, une autre galerie plonge à 45° dans la colline. Nous la descendons avec précaution pour ne pas faire rouler de pierres sur celui ou celle qui est en dessous. A mi-parcours, une petite salle annexe est pleine d'eau. Devant nous, un ressaut arrête la progression : il semble aboutir dans une autre salle également pleine d'eau, où une galerie semble partir sur la droite. Sur notre gauche, une autre galerie glaiseuse et humide peut être encore suivie sur quelques dizaines de mètres. On y découvre le filon de fluorine qui a été exploité.
Retour vers la surface, prudemment dans la remontée. C'est l'heure du pique-nique.
Puis nous voilà repartis à la recherche de la mine suivante. Nous la trouvons un peu plus facilement. L'entrée est beaucoup plus vaste et le couloir qui s'offre à nous est plus grand, mais plus ébouleux. Dans un coin, nous suivons une courte paroi vert et violet du plus bel effet. De retour à la lumière, nous replongeons dans un nouveau couloir très pentu qui donne sur une nouvelle galerie jonchée de morceaux de fluorine au sol.
Retour au soleil pour souffler un peu, avant d'aller suivre une sorte de grosse faille bien visible sur la carte Lidar. Nous la trouvons facilement. Elle est entourée de barbelés. Nous la longeons durant 500 m environ en suivant un sentier mal marqué. La « faille » est une cassure large de quelques mètres plus ou moins régulière. On y voit des sortes de gros gouffres impossibles à approcher sans matériel. Dans la partie la plus au nord, nous arrivons à descendre assez près de l'un d'eux. Un gros courant d'air froid en sort, accompagné de brouillard. Si l'on ne savait pas qu'il s'agit de mines, on pourrait croire à de gros avens. C'est vraiment inattendu et impressionnant. Une pierre jetée tombe en en entrainant d'autres, donnant l'impression d'un gouffre profond de quelques dizaines de mètres.
En cherchant des informations sur ces gouffres, les forums Internet dissuadent les visiteurs d'y descendre en raison de très gros blocs en équilibre instable.
Il y a d'autres secteurs à découvrir : nous y retournerons donc.
Nous arrivons en fin de matinée à Maine. Ça commence assez mal : la carrière que nous voulions voir est, aujourd'hui, occupée par un champ de panneaux photovoltaïques. Nous continuons plus loin, le long d'un chemin où les ronces cachent d'anciennes carrières d'extraction de fluorine. Dans l'une d'elle, se trouve un premier trou. Il faut s'équiper pour le descendre, mais, ne paraissant pas très prometteurs, nous laissons tomber.
Nous prolongeons notre petite excursion jusqu'à une mine, pointée comme grotte sur la carte IGN. C'est un petit couloir long d'une cinquantaine de mètres. Un petit filon de fluorine y a été suivi, mais il est assez pauvre..
Nous abandonnons le secteur pour partir vers La Petite Verrière où plusieurs filons importants ont fait l'objet de grosses extractions. Comme il est tard, nous cherchons un coin pour dormir au milieu des bois.
Réveil, petit déjeuner, rangement et nous voilà repartis vers deux nouvelles mines, également indiquées sur la carte IGN. Perdues dans des bois, au milieu des fourrés, il nous faudra tracer notre chemin à travers les ronces pour l'atteindre. Un premier couloir se visite dans trop de difficulté jusqu'à une petite vasque d'eau où il faut se mouiller les pieds. A quelques mètres de l'entrée de cette mine, une autre galerie plonge à 45° dans la colline. Nous la descendons avec précaution pour ne pas faire rouler de pierres sur celui ou celle qui est en dessous. A mi-parcours, une petite salle annexe est pleine d'eau. Devant nous, un ressaut arrête la progression : il semble aboutir dans une autre salle également pleine d'eau, où une galerie semble partir sur la droite. Sur notre gauche, une autre galerie glaiseuse et humide peut être encore suivie sur quelques dizaines de mètres. On y découvre le filon de fluorine qui a été exploité.
Retour vers la surface, prudemment dans la remontée. C'est l'heure du pique-nique.
Puis nous voilà repartis à la recherche de la mine suivante. Nous la trouvons un peu plus facilement. L'entrée est beaucoup plus vaste et le couloir qui s'offre à nous est plus grand, mais plus ébouleux. Dans un coin, nous suivons une courte paroi vert et violet du plus bel effet. De retour à la lumière, nous replongeons dans un nouveau couloir très pentu qui donne sur une nouvelle galerie jonchée de morceaux de fluorine au sol.
Retour au soleil pour souffler un peu, avant d'aller suivre une sorte de grosse faille bien visible sur la carte Lidar. Nous la trouvons facilement. Elle est entourée de barbelés. Nous la longeons durant 500 m environ en suivant un sentier mal marqué. La « faille » est une cassure large de quelques mètres plus ou moins régulière. On y voit des sortes de gros gouffres impossibles à approcher sans matériel. Dans la partie la plus au nord, nous arrivons à descendre assez près de l'un d'eux. Un gros courant d'air froid en sort, accompagné de brouillard. Si l'on ne savait pas qu'il s'agit de mines, on pourrait croire à de gros avens. C'est vraiment inattendu et impressionnant. Une pierre jetée tombe en en entrainant d'autres, donnant l'impression d'un gouffre profond de quelques dizaines de mètres.
En cherchant des informations sur ces gouffres, les forums Internet dissuadent les visiteurs d'y descendre en raison de très gros blocs en équilibre instable.
Il y a d'autres secteurs à découvrir : nous y retournerons donc.

