17avril2010
Camp à la Coume Ouarnède
Article publié par O. WILLEFERT le lundi 25 octobre 2010.Encore un Camp du Spéléo Club de Chablis qui se déroule sans accroc, organisé de main de maître par le régional de l'étape, notre agent infiltré chez les Commingeois, j'ai nommé Olivier alias Spock.
Ce Camp a donc débuté le Samedi 17 avril en fin de journée, par un rendez-vous à la fameuse « cabane de Saleich », lieu tant décrié par notre Président et dont chacun d'entre nous imaginait l'insalubrité extrême des lieux !
Bon, en fait de cabane, c'est une maison en dur, avec l'eau courante et même l'électricité, tout confort quoi. Il y a même un Loir (veiller à mettre votre nourriture à l'abri) et ses amies les souris qui apprécient tout particulièrement les matelas (tous neufs).
Bon, en fait, ce n'était pas si terrible, et nous avons survécus (pour l'instant), pour ma part, j'ai mis une bâche entre le matelas et mon sac de couchage, au cas ou et pour le coup j'ai bien fait rire les collègues.
En plus, nous avons également eu la visite d'un original habitué des lieu, un grand gaillard spéléo Ariègois surnommé "Pink", ne me demandez pas pourquoi, mais en tous cas il était de bonne compagnie et nous a sifflé quelques bouteilles de muscat.
Le Dimanche 18/4, Nous nous arrêtons au centre du village d'Arbas rencontrer les figures locales : Germain dit « La Bastos » (le barbu au bar) et Cancan (qui tiens l'épicerie du village)
Bon, après cette pause, nous montons au parking de PDG/Pène Blanque à 900 m d'altitude. Les affaires sérieuses débutent par une marche d'approche de 45 min. avec le Pink jusqu'au « Pont de Gerbaut », l'entrée est une vaste doline située à 1079 m d'altitude, et coupée par un pont rocheux.
L'entrée débute par un superbe P43, puis un enchaînement de petits puits, méandres, et ce jusqu'aux grandes galeries fossiles à environ -100. Puis nous atteignons rapidement "l'entonnoir" et descendons jusqu'à la rivière de Pont de Gerbaut, à -150m. Nous y laissons 2 kits avec les néoprènes, pontos et des vivres en prévision d'une traversée future et nous ressortons du gouffre en le laissant équipé (pour servir d'échappatoire eu cas ou).
TPST : 6H00
Participants : Olivier, Florence, Jérôme, Benoît, Samuel et Loïc
Le soir, après avoir rejoint Laurent, nous prenons nos quartiers au Gîte de la Paloumère, sur la commune de Herran, c'est un gîte de groupe de 45 places tout confort. Le confort est royal, entièrement à nous à 2 pas de la Coume.
Lundi 19/04 : Après un réveil à la trompette par Samuel (il a cru que c'était un camp militaire :-) nous partons pour une première traversée dans le massif, de la Grotte Louis à Bourusse.
C'est une première introduction bien agréable et pas trop difficile. Dans Bourusse, il y a de belles concrétions de gypse et d'aragonite, un peu comme dans les galeries intermédiaires du Cueto.
TPST : 5H00
Participants : Olivier, Florence, Jérôme, Laurent, Benoît, Samuel et Loïc
Mardi 20/04 : Après une préparation minutieuse la veille et un briefing détaillé (lol), nous partons pour effectuer « La traversée du massif », du gouffre des Hérétiques (1302 m d'altitude), jusqu'à la grotte de Pène Blanque (~ 915 m d'altitude), avec du -560 m de descente, sur une distance de 6-7 km environ et 180 m de remontée.
Après une petite marche d'approche depuis le parking de l'Ours, et sous un beau soleil (on ne peut entreprendre cette traversée que par une météo sûre), nous arrivons à l'entrée du gouffre des Hérétiques, déjà équipé 2 semaines auparavant par Olivier et pénétrons dans la cavité vers 10H00.
La grande salle du trou du Vent est rapidement atteinte, et à son extrémité, le fameux Pertuis (étroiture parcourue par un petit ou gros ruisseau) qui annonce la couleur humide de cette traversée, les puits suivants sont passés en rappel de corde avec une très bonne coordination et pas de mauvaise surprise, mais les puits commencent à être arrosés.
Passé ce mauvais moment, nous atteignons la galerie subhorizontale Michel Juhle ou nous pouvons progresser rapidement (mais également se perdre à un moment en tournant en rond !), après un bon crapahut, nous atteignons la rivière du Pont de Gerbaut, et nous enfilons les néos / ponto laissées là 2 jours auparavant, il est environ 17H00 à ce moment.
Mauvaise surprise : après une quinzaine de mètres de progression, la galerie siphonne... Il n'y a pourtant pas tant d'eau que cela, et nous ne devons pas être au bon endroit dans la rivière.
Après une petite heure de recherche dans un labyrinthe fossile, nous retrouvons le bon accès à la rivière... Ouf !
Nous suivons la rivière sur environ 1 km avec de l'eau jusqu'au torse par moment. La rivière est entrecoupée de passages fossiles et de descente en rappel de cascades.
A un moment, le passage des voûtes mouillantes nous indique une sortie prochaine de la rivière, mais celle-ci ne se fait pas sans problèmes : il faut jouer les équilibristes sur un câble en acier tendue au niveau d'une vire hyper aérienne au dessus du puits du calvaire . A ce moment là , grosse frayeur quand le kit de 36l de Benoit lui échappe des mains, et viens s'accrocher par miracle sur un becquet rocheux 5 m en contrebas ! Nous installons alors rapidement une corde pour aller chercher le kit. Ouf, plus de peur que de mal, surtout qu'en dessous, il y avait 30 m de vide !
Une fois tous à l'abri de l'autre côté, et rassemblés dans une salle, nous savourons un bon repas sandwich / barres qui est apprécié à sa juste valeur, surtout quand on retire les néo pour remettre les sous combis trippées :-( il est alors vers les 23H00
Nous ne tardons pas à arriver à l'immense salle du Dromadaire (la plus grande du réseau), à partir de là , va commencer la longue et éprouvante remontée jusqu'au porche de Pène Blanque, surtout que les équipiers commencent à être fatigués.
Bon, de toutes façon il faudra bien sortir ! Malgré les joyeusetés qui vont agrémenter notre retour : boite aux lettre, toboggan, laminoir, …
Le porche d'entrée est atteint à 4H30, mais il reste encore la remontée du pierrier et la marche de retour aux voitures, les premiers se couchent à 7H00, rude journée !
TPST : 19H00
Participants : Olivier, Florence, Jérôme, Laurent, Benoît, Samuel et Loïc
Mercredi 21/04 :
Après une courte mais très appréciée nuit suite à la traversée de Pène Blanque, l'après-midi est consacrée à des mesures de débit du ruisseau de l'Escalette (à Arbas). Valeurs déterminées :
Technique de l'objet flottant : 118 l/s (vitesses extrêmes variables sur la largeur du cours d'eau)
Technique du déversoir : entre 114 et 149 l/s (suivant le coefficient utilisé)
En moyenne on peut estimer le débit à 130 l/s
La profondeur moyenne en amont du déversoir (règle Limnimétrique) était de 32 cm
Ensuite, nous avons procédé à une expérience de traçage au sel d'une perte située un peu plus haut en surveillant 2 sources situées en aval.
1 équipe à injecté la solution salée (22 g de NaCl) en amont, et 2 équipes postées à chaque source surveillait l'évolution de la conductivité durant 45 minutes. Malheureusement, durant cette période, aucune déviation n'a été relevée sur les conductivimètres.
Il faudrait renouveler l'expérience avec un temps de surveillance plus long.
Participants : Olivier, Florence, Jérôme, Benoît, Samuel et Loïc
Jeudi 22/04 :
3 équipes sont constituées, avec des missions bien distinctes.
Equipe 1 : Samuel, Loïc vont déséquiper le Pont de Gerbaut, ils ressortent vers 17H00, sous un ciel qui commence à être chargé et avec une petite pluie qui vire rapidement à un violent orage de 18H00 à 22H00
TPST : 5H00
Equipe 2 : Florence, Laurent, Benoit, vont équiper le gouffre Jean-Denis, accessible sur les hauteurs du massif depuis le parking de la Fontaine de l'Ours. Ils équipent jusqu'à environ -100 m, et à la remontée, au passage des étroitures, ils remarques un début de crue dans la cavité : chaud, chaud !
Le trajet jusqu'aux voitures finit de les tremper (il y a même de la grêle et des ruisseaux se forment dans les bois et sur les chemins) et c'est auprès d'un bon feu qu'ils se réchaufferons au Gîte.
TPST : 5H00
Equipe 3 : Olivier et Jérôme partent à la salle du Dromadaire, dans Pène Blanque, pour mener une escalade artificielle avec perfo et barre raumer au dessus des "puits de Pâques". La première partie de l'escalade est scabreuse : la roche n'est pas très résistante et recouverte de terre sur les banquettes. Malgré l'oubli du foret de 6, quelques spits sont plantés en 2H00 et leur permettent d'accéder presque en haut. Il est tard et nos amis s'en tiennent là . Une corde est laissée en place.
A 19h00, alors que Jérôme redescend en repliant le matériel, un bruit de cascade se fait entendre dans le puits situé sous l'escalade... En une minute, le bruit s'amplifie puis se stabilise. Le débit semble vraiment important dans ces galeries fossiles 200 mètres au dessus de la rivière.
En remontant vers la sortie, nos 2 amis assistent à l'arrivée d'une vague de crue juste avant le "Pont Humain". Le débit est estimé entre quinze et vingt litres par seconde ; il est 21h00.
Plus loin, les craintes deviennent réalité : ils sont arrêtés au niveau de la "chatière 52" : ce passage bas d'ordinaire un peu mouillé est une vrai baignoire complètement remplie d'eau !
La chatière est sous 1 mètre d'eau et le niveau monte d'un à deux centimètres par minute.
Pas de panique, il y a un passage de secours, « Le Shunt », mais ce dernier est assez physique.
Olivier et Jérôme atteignent enfin la sortie vers 22H30, après l'orage et ils arrivent au gîte passé minuit, au moment ou nous allions aller à leur rencontre étant donné les conditions météo risquées.
TPST : 8H00
Vendredi 23/04 :
Les équipiers commencent à être fatigués par les activités intenses de la semaine, cependant, Jérôme, Oliver, Samuel et Loïc partent faire le gouffre Jean-Denis, laissé équipé par l'équipe 1 la veille.
L'entrée ne se laisse pas faire, avec quelques étroitures pas faciles (surtout pour les grands) et dont une sur un toboggan de glace, ensuite, la succession de puits est sèche.
Nous équipons en plus un P46, avant de remonter difficilement à la surface. Belle cavité néanmoins.
TPST : 6H00
Samedi 24/04 :
Les équipiers sont désormais bien fatigués, et n'irons pas sous terre ce samedi.
La journée va être consacrée au lavage du matériel au ruisseau de l'Escalette suivi d'une prospection en contrebas du chemin de Pène Blanque pour identifier l'origine de la crue dans les puits de Pâques. L'eau doit provenir d'une perte qui doit rejoindre le gouffre du Palmier situé à quelque dizaines de mètres de là . L'entrée de la grotte GSP 81 est re-découverte par Florence dans le Lapiaz, et Olivier identifie une source qui a craché durant l'orage de jeudi.
Au gîte par contre, c'est de la folie, en effet, un groupe de 20 nanas d'une chorale Féminine et Féministe engagée a débarqué au gîte (c'était prévu, mais nous ne savions pas qu'elles seraient jeunes). Répétitions de chant dans une salle du gîte l'après-midi et le soir, grosse fête à laquelle nous participons. Samuel se couchera le dernier vers 2H00 du mat. (version censurée)
TPST : 2H00
Participants : Olivier, Florence, Jérôme, Laurent, Samuel et Loïc
Dimanche 25/04 :
Pour certains, le réveil est difficile, mais il est bel et bien temps de partir, Adieu Coume Ouarnède !
En conclusion, un camp super sympa et très actif, merci à Olivier pour l'organisation
TPST total cumulé : 58 Heures
A noter pour les connaisseurs que Arbas se situe à quelques kilomètres de la commune de Saint Martory, dont est natif le célèbre explorateur Norbert Casteret. Une fresque à son éloge est d'ailleurs visible dans un village aux alentours : "Auzas" et une plaque à sa mémoire était posée à l'entrée du gîte de la Paloumère.
Ce Camp a donc débuté le Samedi 17 avril en fin de journée, par un rendez-vous à la fameuse « cabane de Saleich », lieu tant décrié par notre Président et dont chacun d'entre nous imaginait l'insalubrité extrême des lieux !
Bon, en fait de cabane, c'est une maison en dur, avec l'eau courante et même l'électricité, tout confort quoi. Il y a même un Loir (veiller à mettre votre nourriture à l'abri) et ses amies les souris qui apprécient tout particulièrement les matelas (tous neufs).
Bon, en fait, ce n'était pas si terrible, et nous avons survécus (pour l'instant), pour ma part, j'ai mis une bâche entre le matelas et mon sac de couchage, au cas ou et pour le coup j'ai bien fait rire les collègues.
En plus, nous avons également eu la visite d'un original habitué des lieu, un grand gaillard spéléo Ariègois surnommé "Pink", ne me demandez pas pourquoi, mais en tous cas il était de bonne compagnie et nous a sifflé quelques bouteilles de muscat.
Le Dimanche 18/4, Nous nous arrêtons au centre du village d'Arbas rencontrer les figures locales : Germain dit « La Bastos » (le barbu au bar) et Cancan (qui tiens l'épicerie du village)
Bon, après cette pause, nous montons au parking de PDG/Pène Blanque à 900 m d'altitude. Les affaires sérieuses débutent par une marche d'approche de 45 min. avec le Pink jusqu'au « Pont de Gerbaut », l'entrée est une vaste doline située à 1079 m d'altitude, et coupée par un pont rocheux.
L'entrée débute par un superbe P43, puis un enchaînement de petits puits, méandres, et ce jusqu'aux grandes galeries fossiles à environ -100. Puis nous atteignons rapidement "l'entonnoir" et descendons jusqu'à la rivière de Pont de Gerbaut, à -150m. Nous y laissons 2 kits avec les néoprènes, pontos et des vivres en prévision d'une traversée future et nous ressortons du gouffre en le laissant équipé (pour servir d'échappatoire eu cas ou).
TPST : 6H00
Participants : Olivier, Florence, Jérôme, Benoît, Samuel et Loïc
Le soir, après avoir rejoint Laurent, nous prenons nos quartiers au Gîte de la Paloumère, sur la commune de Herran, c'est un gîte de groupe de 45 places tout confort. Le confort est royal, entièrement à nous à 2 pas de la Coume.
Lundi 19/04 : Après un réveil à la trompette par Samuel (il a cru que c'était un camp militaire :-) nous partons pour une première traversée dans le massif, de la Grotte Louis à Bourusse.
C'est une première introduction bien agréable et pas trop difficile. Dans Bourusse, il y a de belles concrétions de gypse et d'aragonite, un peu comme dans les galeries intermédiaires du Cueto.
TPST : 5H00
Participants : Olivier, Florence, Jérôme, Laurent, Benoît, Samuel et Loïc
Mardi 20/04 : Après une préparation minutieuse la veille et un briefing détaillé (lol), nous partons pour effectuer « La traversée du massif », du gouffre des Hérétiques (1302 m d'altitude), jusqu'à la grotte de Pène Blanque (~ 915 m d'altitude), avec du -560 m de descente, sur une distance de 6-7 km environ et 180 m de remontée.
Après une petite marche d'approche depuis le parking de l'Ours, et sous un beau soleil (on ne peut entreprendre cette traversée que par une météo sûre), nous arrivons à l'entrée du gouffre des Hérétiques, déjà équipé 2 semaines auparavant par Olivier et pénétrons dans la cavité vers 10H00.
La grande salle du trou du Vent est rapidement atteinte, et à son extrémité, le fameux Pertuis (étroiture parcourue par un petit ou gros ruisseau) qui annonce la couleur humide de cette traversée, les puits suivants sont passés en rappel de corde avec une très bonne coordination et pas de mauvaise surprise, mais les puits commencent à être arrosés.
Passé ce mauvais moment, nous atteignons la galerie subhorizontale Michel Juhle ou nous pouvons progresser rapidement (mais également se perdre à un moment en tournant en rond !), après un bon crapahut, nous atteignons la rivière du Pont de Gerbaut, et nous enfilons les néos / ponto laissées là 2 jours auparavant, il est environ 17H00 à ce moment.
Mauvaise surprise : après une quinzaine de mètres de progression, la galerie siphonne... Il n'y a pourtant pas tant d'eau que cela, et nous ne devons pas être au bon endroit dans la rivière.
Après une petite heure de recherche dans un labyrinthe fossile, nous retrouvons le bon accès à la rivière... Ouf !
Nous suivons la rivière sur environ 1 km avec de l'eau jusqu'au torse par moment. La rivière est entrecoupée de passages fossiles et de descente en rappel de cascades.
A un moment, le passage des voûtes mouillantes nous indique une sortie prochaine de la rivière, mais celle-ci ne se fait pas sans problèmes : il faut jouer les équilibristes sur un câble en acier tendue au niveau d'une vire hyper aérienne au dessus du puits du calvaire . A ce moment là , grosse frayeur quand le kit de 36l de Benoit lui échappe des mains, et viens s'accrocher par miracle sur un becquet rocheux 5 m en contrebas ! Nous installons alors rapidement une corde pour aller chercher le kit. Ouf, plus de peur que de mal, surtout qu'en dessous, il y avait 30 m de vide !
Une fois tous à l'abri de l'autre côté, et rassemblés dans une salle, nous savourons un bon repas sandwich / barres qui est apprécié à sa juste valeur, surtout quand on retire les néo pour remettre les sous combis trippées :-( il est alors vers les 23H00
Nous ne tardons pas à arriver à l'immense salle du Dromadaire (la plus grande du réseau), à partir de là , va commencer la longue et éprouvante remontée jusqu'au porche de Pène Blanque, surtout que les équipiers commencent à être fatigués.
Bon, de toutes façon il faudra bien sortir ! Malgré les joyeusetés qui vont agrémenter notre retour : boite aux lettre, toboggan, laminoir, …
Le porche d'entrée est atteint à 4H30, mais il reste encore la remontée du pierrier et la marche de retour aux voitures, les premiers se couchent à 7H00, rude journée !
TPST : 19H00
Participants : Olivier, Florence, Jérôme, Laurent, Benoît, Samuel et Loïc
Mercredi 21/04 :
Après une courte mais très appréciée nuit suite à la traversée de Pène Blanque, l'après-midi est consacrée à des mesures de débit du ruisseau de l'Escalette (à Arbas). Valeurs déterminées :
Technique de l'objet flottant : 118 l/s (vitesses extrêmes variables sur la largeur du cours d'eau)
Technique du déversoir : entre 114 et 149 l/s (suivant le coefficient utilisé)
En moyenne on peut estimer le débit à 130 l/s
La profondeur moyenne en amont du déversoir (règle Limnimétrique) était de 32 cm
Ensuite, nous avons procédé à une expérience de traçage au sel d'une perte située un peu plus haut en surveillant 2 sources situées en aval.
1 équipe à injecté la solution salée (22 g de NaCl) en amont, et 2 équipes postées à chaque source surveillait l'évolution de la conductivité durant 45 minutes. Malheureusement, durant cette période, aucune déviation n'a été relevée sur les conductivimètres.
Il faudrait renouveler l'expérience avec un temps de surveillance plus long.
Participants : Olivier, Florence, Jérôme, Benoît, Samuel et Loïc
Jeudi 22/04 :
3 équipes sont constituées, avec des missions bien distinctes.
Equipe 1 : Samuel, Loïc vont déséquiper le Pont de Gerbaut, ils ressortent vers 17H00, sous un ciel qui commence à être chargé et avec une petite pluie qui vire rapidement à un violent orage de 18H00 à 22H00
TPST : 5H00
Equipe 2 : Florence, Laurent, Benoit, vont équiper le gouffre Jean-Denis, accessible sur les hauteurs du massif depuis le parking de la Fontaine de l'Ours. Ils équipent jusqu'à environ -100 m, et à la remontée, au passage des étroitures, ils remarques un début de crue dans la cavité : chaud, chaud !
Le trajet jusqu'aux voitures finit de les tremper (il y a même de la grêle et des ruisseaux se forment dans les bois et sur les chemins) et c'est auprès d'un bon feu qu'ils se réchaufferons au Gîte.
TPST : 5H00
Equipe 3 : Olivier et Jérôme partent à la salle du Dromadaire, dans Pène Blanque, pour mener une escalade artificielle avec perfo et barre raumer au dessus des "puits de Pâques". La première partie de l'escalade est scabreuse : la roche n'est pas très résistante et recouverte de terre sur les banquettes. Malgré l'oubli du foret de 6, quelques spits sont plantés en 2H00 et leur permettent d'accéder presque en haut. Il est tard et nos amis s'en tiennent là . Une corde est laissée en place.
A 19h00, alors que Jérôme redescend en repliant le matériel, un bruit de cascade se fait entendre dans le puits situé sous l'escalade... En une minute, le bruit s'amplifie puis se stabilise. Le débit semble vraiment important dans ces galeries fossiles 200 mètres au dessus de la rivière.
En remontant vers la sortie, nos 2 amis assistent à l'arrivée d'une vague de crue juste avant le "Pont Humain". Le débit est estimé entre quinze et vingt litres par seconde ; il est 21h00.
Plus loin, les craintes deviennent réalité : ils sont arrêtés au niveau de la "chatière 52" : ce passage bas d'ordinaire un peu mouillé est une vrai baignoire complètement remplie d'eau !
La chatière est sous 1 mètre d'eau et le niveau monte d'un à deux centimètres par minute.
Pas de panique, il y a un passage de secours, « Le Shunt », mais ce dernier est assez physique.
Olivier et Jérôme atteignent enfin la sortie vers 22H30, après l'orage et ils arrivent au gîte passé minuit, au moment ou nous allions aller à leur rencontre étant donné les conditions météo risquées.
TPST : 8H00
Vendredi 23/04 :
Les équipiers commencent à être fatigués par les activités intenses de la semaine, cependant, Jérôme, Oliver, Samuel et Loïc partent faire le gouffre Jean-Denis, laissé équipé par l'équipe 1 la veille.
L'entrée ne se laisse pas faire, avec quelques étroitures pas faciles (surtout pour les grands) et dont une sur un toboggan de glace, ensuite, la succession de puits est sèche.
Nous équipons en plus un P46, avant de remonter difficilement à la surface. Belle cavité néanmoins.
TPST : 6H00
Samedi 24/04 :
Les équipiers sont désormais bien fatigués, et n'irons pas sous terre ce samedi.
La journée va être consacrée au lavage du matériel au ruisseau de l'Escalette suivi d'une prospection en contrebas du chemin de Pène Blanque pour identifier l'origine de la crue dans les puits de Pâques. L'eau doit provenir d'une perte qui doit rejoindre le gouffre du Palmier situé à quelque dizaines de mètres de là . L'entrée de la grotte GSP 81 est re-découverte par Florence dans le Lapiaz, et Olivier identifie une source qui a craché durant l'orage de jeudi.
Au gîte par contre, c'est de la folie, en effet, un groupe de 20 nanas d'une chorale Féminine et Féministe engagée a débarqué au gîte (c'était prévu, mais nous ne savions pas qu'elles seraient jeunes). Répétitions de chant dans une salle du gîte l'après-midi et le soir, grosse fête à laquelle nous participons. Samuel se couchera le dernier vers 2H00 du mat. (version censurée)
TPST : 2H00
Participants : Olivier, Florence, Jérôme, Laurent, Samuel et Loïc
Dimanche 25/04 :
Pour certains, le réveil est difficile, mais il est bel et bien temps de partir, Adieu Coume Ouarnède !
En conclusion, un camp super sympa et très actif, merci à Olivier pour l'organisation
TPST total cumulé : 58 Heures
A noter pour les connaisseurs que Arbas se situe à quelques kilomètres de la commune de Saint Martory, dont est natif le célèbre explorateur Norbert Casteret. Une fresque à son éloge est d'ailleurs visible dans un village aux alentours : "Auzas" et une plaque à sa mémoire était posée à l'entrée du gîte de la Paloumère.
